Category: Elections


01.10.08

Lu dans Le Monde, à propos des émeutes à Romans :

Les proches de la famille ressortent furieuses de leur rencontre à huis-clos avec l’équipe municipale. Une jeune femme s’adresse aux dizaines de jeunes, survoltés : “Il voulait qu’on vous calme. Moi, je vous dis : brûlez tout”.

Des acclamations accueillent ces déclarations et les jeunes se dispersent, par petits groupes, en promettant une nuit de feu aux forces de l’ordre. Une poignée d’entre eux partent en criant : “Allah Akbar, Allah Akbar ! ”

“Ça va brûler, explique un des leaders du groupe entouré par une nuée d adolescents qui l’écoutent avec respect. Il y en a marre que nos petits frères meurent dans nos quartiers. Vous avez dominé nos parents. Nous, on est la troisième génération et on va ouvrir notre gueule” ».

Voir le Monde publier des « Allah Akbhar » et les appels à la guerre civile des sauvageons est révélateur de la tension locale et du conflit de basse intensité permanent que vit notre pays depuis une vingtaine d’années.

Quelques jours plus tôt,  dans le Figaro, concernant les elections autrichiennes :

« Environ 40 % des moins de 18 ans ont voté FPÖ, affirme l’analyste Peter Ulram. Tandis que près de 10 % d’entre eux choisissaient le BZÖ, l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (le parti dissident créé en 2005 par Jörg Haider, NDLR)».

Premier point  :Le Figaro n’ose pas additionner 40%+10% : un  jeune sur deux vote contre le système dominant.

Selon une étude de l’Institut de recherche sur la culture de la jeunesse, les deux principaux sujets d’intérêt des jeunes dans la campagne électorale étaient l’immigration (32,2 %) et l’éducation (23,7 %).

Deuxième point  : Désormais les jeunes autrichiens se tournent vers la droite nationaliste et leur problème principal est l’immigration.

Cette tendance  du vote « jeune »va t elle se confirmer dans le reste de l’Europe, où les problèmes sont identiques et ce malgré qu’une forte proportion de jeunes vivant sur le sol européen soit issu de l’immigration?

Si c’est le cas, une forme de radicalisation est en marche. Cette partie de l’électorat votant traditionnellement à gauche, nous sommes face à une nouvelle démonstration du développement du vote ethnique.

Cela signifie en outre que le bourrage de crâne permanent pro immigration depuis les années 80 ne suffit plus pour masquer l’échec patent de l’intégration.

Le résultat des prochaines élections en Grande Bretagne et dans le reste de l’Europe promet d’être interessant.

Le Parti du Respect (1/3)

Première affiche du PPR aux elections nationales francaises

Première affiche du PPR aux elections nationales francaises

« Ce sont eux les nouveaux esclaves du capitalisme sauvage » avait déclaré Olivier Besancenot, un leader gauchiste français du début des années 2000 en désignant les foules d’immigrés clandestins qui manifestaient bruyamment devant les prefectures pour obtenir leur régularisation.

« Ne serait il pas naturel qu’ils s’unissent à la classe ouvrière pour détruire le système capitaliste ?» s’etait il interrogé plus tard lors d’un congrès de la gauche anti capitaliste.

Le vote musulman en 2008

Le vote musulman en 2008

Les évenements à venir devaient lui donner raison, mais le rassemblement des « nouveaux esclaves » et des prolétaires ne se déroula pas de la manière prévue par le facteur de Neuilly.

Le Parti du Respect apparu pour la première fois en Angleterre, à l’occasion d’un vaste mouvement anti guerre rassemblant une coalition de socialisme international radical et l’idéologie islamiste. Les deux groupuscules, tels que les désignaient les journalistes de l’époque, unirent leurs forces lors de l’élection du Parlement européen en mars 2012, proposant des listes communes de candidats en France et en Grande-Bretagne sous des désignations peu révélatrice, suscitant peu d’interets parmi la trentaines de formations présentes. La leçon fût retenue et ,sans que l’on est encore à ce jour la preuve d’une concertation à l’échelle européenne, différents partis naquirent sous une dénomination commune, appelant au respect. Les affiches sur un fond uniforme vert foncées se répandirent dans les périphéries des villes du continent, réclamant le respect de tout les citoyens et de toutes les religions.

Au Danemark, à l’occasion des élections municipales de 2014, le Parti du Respect obtint ses premiers résultats significatifs, dépassant les 60% dans certaines régions particulièrement frappées par la récession (autrefois appelée « ralentissement économique »).

Sur ce terreau fertile, le programme du PdR prospéra sur des engagements simples :

La mise en place de l’hyperdiscrimination, devant permettre d’attribuer d’office la moitié des emplois aux populations d’origine immigrée dans les entreprises se créant sur les territoires dit « délaissés »

Le développement d’une politique sociale locale spécifique permettant un transfert supplémentaire de prestations sociales

Une politique généreuse de soutien aux pays d’origines des étrangers vivant dans le pays , avec la création d’un fonds de garantie danois permettant de cautionner les créations d’entreprises et la rétrocession volontaire d’une partie de l’imposition fiscale des foyers étrangers.

Le leader du PdR danois et ses principaux responsables reconnurent plus tard avoir été surpris des scores obtenus. Des querelles internes virent le jour pour désigner les quatre élus qui rejoindrait le parlement, querelles qui furent résolues suite à l’arbitrage d’un mufti saoudien.

Aucun journaliste européen n’eût le courage de dénoncer explicitement cette intervention étrangère dans la politique européenne.

Trois ans plus tard, le Parti du Respect présentait une liste aux élections européennes, dépassait les 15 % et des antennes furent créées à travers toute l’Europe, avec le résultat que l’on sait.

A suivre…