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Lu dans Les Inrockuptibles :
Neill Blomkamp (réalisateur) : « Si vous voulez voir Paris dans soixante ans, allez à Johannesburg.”

QUI EST RESPONSABLE?

Qui est ou qui sont les responsables de la transformation accélérée de la France en un futur Liban, une Yougoslavie en devenir ou une Afrique du Sud d’ici 60, 45 ou 30 ans?

Alain Laurent désigne clairement les responsables de la destruction de l’unité sociale et sociétale de notre pays, dans son livre « La société ouverte et ses nouveaux ennemis » publié en 2008.

Le nouvel ennemi majeur de la société ouverte (Ch. 7)

Suite de la synthèse du livre d’Alain Laurent

En France, depuis les grandes grèves de 1995 « une virulente extrême gauche radicale (d’obédience principalement trotskiste et « altermondialiste) est progressivement montée en puissance en dénonçant bruyamment le capitalisme, le libéralisme, la mondialisation. » Cette extrême gauche protéiforme, selon l’expression de Revel, est ouvertement l’ennemie déclarée de la société ouverte

En effet, sa complicité avec les ennemis venus de l’extérieur, les « racailles » et son soutien à l’immigration incontrôlée, son refus de la laïcité prouvé par le soutien aux revendications de port du voile dans les institutions, son alliance historique avec l’islamisme lors du Forum social de Londres en 2003, qui fait que l’on parle maintenant « d’islamo-gauchisme », tout ceci prouve bien l’incompatibilité avec les valeurs d’une société ouverte. Besancenot mentionne dans son programme électoral de 2007 le retrait des troupes d’occupation d’Afghanistan et Bové évoque la régularisation de tous les « sans-papiers ».

Cette gauche révolutionnaire n’est pas l’ennemi le plus dangereux de la société ouverte car elle a peu d’influence sur les décisions gouvernementales.

A l’inverse d’un gauchisme révolutionnaire rien moins qu’angélique, la gauche « humaniste » ne prône ni ne pratique la violence.

Elle privilégie l’action psychologique et morale, autrement plus efficace auprès des autorités : l’indignation vertueuse, la protestation accusatrice, la culpabilisation qui joue sur le s registres du compassionnel et de la mauvaise conscience. Son coup de maître est qu’au lieu de rejeter la société ouverte, elle mobilise avec véhémence les valeurs d’ « ouverture », à savoir les droits universels de l’homme, la tolérance, l’hospitalité, le pluralisme, allant même jusqu’à proclamer la meilleure ou seule championne. Comment de larges pans de la société civile et les médias pourraient-ils à force ne pas se sentir en sympathie avec l’exhibition d’aussi bons sentiments ? »

Cette logique humaniste gauchisée interprétée de manière hyperextensive et hyperbolique pervertit les valeurs d’ouverture de la société ouverte. Et ceci se produit d’autant plus facilement qu’il existe dans 1a conscience politique française « un surmoi de gauche » selon la formule de Marc Fumaroli (et donc « un surmoi d’extrême gauche » pour la gauche) qui influence cette conscience et donc les décisions gouvernementales. Cette idéologie à prétentions « humanistes » « tient le haut du pavé, et les armes de destruction morale massive qu’elle brandit sont d’une redoutable efficacité : le droit-de-l’hommisme associé à l’immigrationnisme, l’ « anti-racisme » et le multiculturalisme.


« Sans-frontiérisme », « immigrationnisme » et « droit-de-l’hommisme »


Le projet humaniste tel qu’il est entendu partout et par tous

L’islam est forcément une religion d’amour, de paix et de tolérance à ne pas confondre avec l’islamisme et en vertu de la liberté religieuse, il faut « modifier le droit et l’organisation de nos sociétés » pour que les musulmans puissent se sentir acceptés et libres dans leur pays d’adoption et leur culte. « L’Europe ne doit pas s’ériger en forteresse assiégée ni se barder de murs de Berlin pour se protéger l’immigration africaine ou asiatique, laquelle n’est en réalité pas si massive que cela. » L’Europe bénéficiera ainsi d’un sang neuf qui lui fait cruellement défaut et cette diversité culturelle l’enrichira. La situation scandaleuse des migrants qui résulte de notre mentalité esclavagiste colonialiste et raciste doit cesser et donc l’immigration largement encouragée. Les jeunes dans les banlieues qui réagissent par la violence le font légitimement : ils sont humiliés par les policiers et le chômage qui sévit. « Lorsque leurs membres mineurs commettent des délits, ils méritent encore plus que d’autres d’être excusés. » Les Européens doivent activement manifester leur repentance en offrant des compensations à tous les descendants d’esclaves et colonisés. La diversité ethno-raciale doit être représentative dans tous les secteurs de la société.


Qui promeut ce projet humaniste (ouverture à l’islam conservateur et immigration alterculturelle de masse) ?

En France, cette idéologie est devenue une « idéologie nationale, au statut quasiment officiel : toute une nébuleuse d’associations défendent les droits de l’homme et les « causes » humanitaires. Un noyau dur composé de la plupart des organisations syndicales, d’une fraction notable de la magistrature syndiquée, de la grande majorité des enseignants, de l’établishement intellectuel (avec les grandes administrations), de la presse (plus de 80% des journalistes se classent à gauche) et enfin des « people » du show-biz, « friands de pétitions et d’exhibitionnisme militant. »

Comment négliger la place éminente des Eglises dans ce vaste lobby idéologique du « sans-frontiérisme » et de la campagne anti-islamophobie… Le conseil des églises chrétiennes ne cesse de promouvoir ses liens avec l’islam (contre la contraception et l’homosexualité ou contre les caricatures de Mahomet).

Le monde de l’entreprise lui-même : « son adhésion croissante, empressée même… (soucieuse de donner des gages de bonnes mœurs afin de restaurer son image auprès des jeunes générations bobo-gauchisées) a l’ardente obligation morale de promouvoir la « diversité », voire la « fierté d’appartenance » comme s’enorgueillit l’une d’elles, en pratiquant la discrimination positive. »

La conversion de la droite républicaine et libérale aux mots d’ordre de la bien-pensance est aussi très significative de ce rouleau compresseur idéologique. Sarkozy, qui fait l’apologie de la discrimination positive, (tout en s’en défendant) a soutenu le financement public du culte musulman et cautionné l’intégrisme de l’UOIF. Alain Madelin, libéral, dénonce aussi « l’anti-islamisme primaire » et le fait que « l’islamisme ne saurait être confondu avec l’islam ».
Pratiquer l’immigration illimitée est un devoir selon l’idéologie « sans-frontiériste ». Un impératif catégorique. Revel écrivait en 1995 : « un pays a le devoir d’accueillir et de garder en quantité illimitée de s étrangers dépourvus de permis de séjour, de logement, de ressources et de qualifications au moment où des millions de travailleurs non qualifiés déjà sur place ne trouvent pas de travail. »


Cette volonté à recevoir toute la misère du monde donne lieu à une contre partie de droits opposables

Droit à une vie meilleure, droit à l’Europe et aux visas, donc à la libre entrée sans seuil quantitatif ni contrôle puis à la libre installation; droit à la régularisation immédiate et donc droit au séjour continu même si le migrant ne trouve pas de travail ou commet des actes délictueux, droit à être pris en charge 1ogé, soigné, nourri, scolarisé.

Une telle « idéologie des droits » (François Furet) peut être qualifiée de droit-de-l’hommisme et le suffixe isme témoigne de l’inflation et de l’utilisation pervertie des droits de l’homme.

« Dans leur inspirée Déclaration originelle des droits de l’homme, les révolutionnaires français en avaient sagement distingués ceux-ci, à vocation universelle, des droits du citoyen procédant du droit du sol et propres à une société politique ouverte… Cette distinction fondamentale, le sans-frontiérisme l’abolit de fait en absorbant les droits du citoyen dans les droits universels de l’homme. »
Ces droits se révèlent être à sens unique, sans sanction ni obligation correspondantes. Ce sont des droits sur les citoyens historiques, sans fondements objectifs et basés sur un élan compassionnel subjectif et sur un sentiment de culpabilité imaginaire.
« Cette manipulation de la notion de droit sert de support et d’alibi idéologique à l’angélisme bardé de bons sentiments humanitaires qu’est le sans- frontiérisme. Tous les traits habituels d’une éthique de conviction devenue folle s’y mêlent sous leur visage le plus caractéristique : l’ « aveuglement volontaire » accompagné d’une irénique dénégation du réel où le recours lexical aux travestissements de la novlangue a une fonction essentielle, l’indignation soigneusement sélective, l’inversion des causalités, la « culture de l’excuse ».

L’irresponsabilité de cette idéologie sans-frontiériste a des effets ravageurs contre les sociétés ouvertes que dénonçait déjà Revel : « Exiger que l’immigration cesse d’être contrôlée ou même connue, surtout dans un pays à forte protection sociale, avec des budgets déjà en grave déficit, c’est rechercher la déstabilisation permanente de la société, 1 ‘abolition de l’Etat de droit, voire de la citoyenneté. » (Le Point, 22 février 1997) Effectivement cette vision prophétique de Revel se révèle parfaitement exacte dans les faits aujourd’hui. La persévérance de cette logique irresponsable prouve à quel point ces droits-de l’hommistes et sans-frontiéristes ne sont pas que des « idiots utiles » mais bien de « nuisibles pervers » qui œuvrent sciemment contre les valeurs de la société ouverte, en refusant des solutions réalistes au défi de l’immigration (« ce n’est pas elle en soi qui est 1’ennemie, bien sûr, mais l’immigrationnisme! »)


Le bras armé de l’ « antiracisme » dévoyé

« Droit-de-l’hommisme, sans-frontiérisme et immigrationnisme disposent d’une arme fatale pour imposer les dogmes de leur nouvel ordre moral aux pouvoirs publics et à la société française dans son ensemble : la lutte contre le racisme, désigné comme le facteur déterminant non avoué de la discrimination infligée aux issues de l’immigration et de 1a stigmatisation des cultures ou religions non occidentales. » La présomption de « racisme » s’est en effet étendue à toutes sortes de champs nouveaux et tout domaine est devenu sujet à présomption de racisme « .., les innombrables imputations de « racisme » maintenant faites à la laïcité, aux concours de recrutement sur base scolaire, à la langue française classique, la défense de la liberté d’expression… »

Qu’est-ce que le vrai racisme ?

Selon Alain Laurent, c’est une « notion qui entendait légitimement s’attaquer à tout ce qui tend à attribuer arbitrairement des caractéristiques naturelles péjorantes à une catégorie d’individus définis sur des bases bio-ethniques et dans une perspective déterministe et généralisatrice – afin de les inférioriser collectivement et les exclure. »
Ayn Rand : « Le racisme est la doctrine des brutes, conçue par et po r elles. C’est la version du collectivisme pour éleveur de bétail capable de différencier diverses races d’animaux, mais pas les animaux des hommes. » (Le racisme, septembre 1963)


L’extension abusive du soupçon de racisme est dénoncée avec force par l’ensemble de la pensée résistante. Elle était déjà dénoncée dès les années 1977 puis dans les années 1983-1993 par des auteurs extra-lucides (André Béjin et Julien Freund : « l’obsession anti-raciste »; Claude Lévi-Strauss dans Le regard éloigné : « mettre le terme [racisme] à toutes les sauces… »; Taguieff : « l’anti-racisme s’est idéologisé » dans La force du préjugé -Essai sur le racisme et ses doubles-; Finkielkraut dans La défaite de la pensée; Paul Yonnet dans Voyage au centre du malaise français -L’antiracisme et le roman national.)

« Mais rien y avait fait : le rouleau compresseur idéologique de l’ « antiracisme » a été le plus fort, écrasant sur son passage toute libre expression morale à ce sujet dans les médias et la société civile. »
Il s’agit d’une manipulation de la notion de racisme car le seul racisme qui est dénoncé est « celui des Européens ou des populations du tiers-monde ou qui en proviennent. » (Revel dans une chronique du printemps 1992). L’anti-racisme est par contre aveugle quand il s’agit de racisme antisémite qui s’est déchaîné dans certains quartiers en 2003-2005 ou de racisme anti-Blancs perpétré à la même période par des « blacks ». Car, selon les anti-racistes, « un Noir, par essence, ne peut être raciste ou soupçonné de l’être; cette tare indélébile n’appartient qu’aux Blancs » !

Contradictions et incohérences de cet antiracisme dévoyé

« Côté face, le terme de race est congédié puisque les « races » n’existent pas (exact au sens que lui donnent les vrais racistes). Mais côté pile, elles resurgissent en étant avalisées si jamais ce sont les adeptes du communautarisme « noir » qui s’y réfèrent ou s’il faut donner quelque contenu à la notion désormais sacralisée de « minorité visible » en instituant des statistiques ethniques, en réalité ethno-raciales puisqu’il y est demandé aux sujets d’indiquer leur « couleur de peau ».

Ce dévoiement a été orienté de façon consciente en vue de certaines fins précises
Tout d’abord, cet antiracisme permet à ceux qui le promeuvent de se situer dans le Camps du Bien. Mais plus profondément, il attribue un racisme doctrinal et métaphysique à tous ceux qui s’inquiètent et s’élèvent courageusement contre l’immigrationnisme et l’implantation d’un islam traditionnaliste peu compatible avec les valeurs occidentales.

France 2008

France 2009

Afrique du Sud 2008

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Mass exodus from UK

Friday, May 15, 2009

Catherine Deshayes

New research has found that a whopping 11 million Brits are thinking of taking a job overseas within the next two years – a significant dent in the population – and a fifth of those would choose a new life down under…

Britain is experiencing the greatest exodus of its own nationals in recent history while immigration is at unprecedented levels, new figures show.

In 2007, 207,000 British citizens – one every three minutes – left the country and currency specialist Foreign Currency Direct has revealed that one in four working Brits are now looking to leave the country for sunnier climes and better job opportunities.

More British live abroad than any other nationality and the levels of emigration are now the same as those seen in the late-1950s when the £10 Poms left for Australia.

An increase in tax levelled at high wage earners coupled with rising UK unemployment is thought to be partly behind the mass exodus.

The research found that men are almost twice as likely as women to opt for a job overseas and moving abroad was most popular with Brits aged between 18 and 30 and also those in the 51 to 60 age bracket, perhaps seeking a better lifestyle for their retirement.

With the number of unemployed in Birmingham higher than in any other major UK city, people living in the Midlands are subsequently the most likely to look for a job overseas – 17 per cent of them compared to just 13 per cent in Wales and the South West.

The majority of people planned to head for a country with a warmer climate, more days of sunshine and those that were English speaking.A fifth of people named Australia as their top choice; one in six selected the USA and one in ten chose New Zealand. Canada was also a popular choice.

Peter S. Ellis, Chief Executive of Foreign Currency Direct, said, « As people struggle to find jobs, it is no wonder that Brits are considering bailing out the UK.

« In the last year, Foreign Currency Direct has seen an 37 per cent increase in the number of clients transferring funds to Australia and the USA as Britons look overseas for a better quality of life. »

Love note – not only could you enjoy a better lifestyle in Australia, but your relationship could be happier too – divorce rates are just 40 per cent in Australia compared to 70 per cent in the UK.

Deux raisons sont données : les taxes et le chomage. Mais l’hauteur du texte le dit lui même, ce ne serait que des explications partielles.

La raison principale : le white flight.

« Des milliers d’ouvriers britanniques font grève pour protester contre des emplois réservés à des travailleurs étrangers dans une raffinerie Total de l’est de l’Angleterre.

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Mercredi dernier, l’arrêt de travail surprise de quelques centaines d’ouvriers, manifestant dans le froid devant une raffinerie Total de l’est de l’Angleterre, n’a inquiété personne. Trois jours après, le mouvement a pris une ampleur inattendue, provoquant des grèves spontanées de soutien dans une dizaine de raffineries, de terminaux gaziers et de centrales électriques sur l’ensemble du Royaume-Uni. Au point d’obliger le gouvernement de Gordon Brown à tenir une réunion de ­crise pour tenter d’éviter que l’épisode ne fasse tache d’huile.

Ce mouvement social, spontané et donc illégal au regard des lois britanniques, a été provoqué par un contrat décerné par Total à la société italienne Irem, accusée par les grévistes de faire appel à des centaines d’ouvriers italiens et portugais et d’exclure les travailleurs britanniques locaux.

Vendredi, devant la raffinerie Total, les 1 000 manifestants portaient des pancartes « Les jobs britanniques pour les travailleurs britanniques » . Un slogan embarrassant pour Gordon Brown puisqu’il avait utilisé ces mêmes mots en 2007 pour promouvoir un plan de formation professionnelle destiné à augmenter la compétitivité des ouvriers du pays.

Ces revendications de «préférence nationale» ont fait mouche, puisque des centaines d’ouvriers dans tout le pays ont décidé en fin de semaine dernière d’arrêter le travail pour soutenir leurs collègues. Malgré la grogne perceptible, les manifestations devant la raffinerie Total se sont déroulées dans un calme très anglais, sans aucun heurt entre les grévistes et la police.

Depuis le sommet de Davos où il intervenait, le premier ministre a dénoncé ces grèves illégales, tout en précisant qu’il comprenait les craintes des travailleurs. Sa position est très inconfortable, car il ne peut soutenir les ouvriers sans remettre en cause les règles qui autorisent la mobilité des travailleurs au sein de l’Union européenne, et il ne peut pas non plus ignorer des revendications qui trouvent un écho dans l’opinion publique.

Le député travailliste Jon Cruddas, un ancien syndicaliste très populaire au sein du Labour, accuse les sociétés du secteur des travaux publics de «faire venir depuis des années des travailleurs souples et bon marché de l’étranger». Il demande au gouvernement d’«agir au niveau européen pour mettre fin à cette course sans fin aux employés pas chers» .

En attendant, plusieurs syndicalistes ont promis que le mouvement s’étendrait aujourd’hui à d’autres sites industriels, si le gouvernement n’intervenait pas. »

Prenons date. Voici l’une des premières manifestation concrète de ce que nous anticipons depuis quelques années. 1/Une société civile désunie ne fait pas fasse à la crise en bloc.

2/ Vingt années de Politiquement Correct ne suffisent pas à faire taire des hommes dont les enfants ont faim.