Discours du 12 Octobre 2011 de Patrick Rossi, Député corse, réunissant les principaux courants régionalistes européens à Aberdeen. Pour mémoire, cette rencontre intervenait après la Semaine Sanglante, les 5 jours d’émeutes qui ont fait trembler l’Europe, de Londres à Berlin, et de Copenhague à Madrid.

Sun Tzu a dit :A la guerre, un terrain peut être de dispersion, de négligence, de confrontation, de rencontre, de communication, de diligence, de sape, d’encerclement ou d’anéantissement.
Quand on livre combat sur son propre fief, on se trouve en terre de dispersion.
Sun Tzu a dit: L’ennemi s’est enfoncé profondément sur notre territoire, il a donc derrière lui un grand nombre de nos places, ses soldats considèrent notre pays comme leur pays, ils prennent nos femmes comme leurs femmes, ils sont là dans les cités, dans les ports et les commerces…ils se savent d’ailleurs comme on se sait d’un refuge et ainsi chez nous ne craignent pas l’ennemi.
Tandis que nos hommes combattent chez eux, ils pensent à la paix du foyer et à leurs proches.
S’ils se déploient en ordre de bataille, ils ne formeront pas de lignes solides et n’auront jamais l’avantage sur l’adversaire. C’est pourquoi je rassemble les multitudes, entasse grains, fourrages et soieries, m’enferme dans les villes et dans les régions ou je suis en nombre et tiens solidement les points stratégiques, les ports et les frontières qui me sont acquis. Cependant que je charge des éléments légers d’entraver l’acheminement des vivres ennemis. Mes espions et mes ambassadeurs, mes alliés et mes cousins oeuvrent pour moi contre la tête de mon ennemi, contre son roi et ses généraux, stoppant l’avance de ses guerriers en l’incitant à respecter la neutralité des villes ou je siège. Cependant que je frappe ses pieds, sapant son eau et sa nourriture, brisant ses coutumes en sabotant son alimentation et ses prières.
Dans les places ou je me regroupe, je renforce l’esprit de mes guerriers auprès de nos femmes et de nos traditions, leur ouvre les yeux sur ce qu’ils ont à perdre.
D’autres des nôtres, égarés ou perdus parmi la multitude de l’ennemi accourent pour trouver dans nos villes la vie qu’ils ont perdu. L’honneur et la bravoure succèdent à l’humiliation.
Il n’y a pas de vengeance, rien qu’une soif de retour a l’ordre et à l’ancien temps. Le flux qui accourt vers moi courrouce mon ennemi comme le sang qui s’écoule de ses veines. Il tranche main après doigts sans cesser de saigner. Alors il est temps pour moi de reprendre ce qu’on ma volé.

Voilà la stratégie R, comme regroupement et régionalisation, comme renforcement et réaction.
Plutôt que de combattre le mouvement de régionalisation qui existe en Europe, il faut en profiter, l’utiliser. Il n’est pas question de faire disparaître le corps France, il est question de muscler ses membres.
Politiquement c’est plus facile car on reprend ce qui se développe partout ailleurs, et nos politiques sont des ovins qui prennent l’herbe qu’on leur tend et suivent le cul de leurs voisins pour savoir quelle direction prendre.
Culturellement on renforce des identités qui vont permettre, à nous et surtout à nos enfants, de bomber le torse fièrement, en disant moi je suis gascon ! quant aujourd’hui seul le Malien ou le Marocain clame la fierté de ses origines dans la salle de classe. Quand 99% de vos concitoyens s’opposent à la construction d’un minaret, on envisage avec plus de fierté l’appartenance à un groupe.
Cet environnement encourage la croissance démographique, mais aussi combat l’appauvrissement scolaire, permet l’entraide entre générations.
Et puis, on peut décréter, décider qui est le bienvenu en favorisant ou non certaines arrivées…

Il y a beaucoup à dire. La seule chose qu’il faut se mettre dans le crâne une bonne fois pour toute, c’est qu’il y a 40 ans, les émeutes de 2005 et le couvre feu sous les Allah Akbar aurait paru inimaginable. Il est donc absolument raisonnable d’envisager la voie R, puisqu’il n’y aura plus de solution nationale ni européenne.

Ts’ao Ts’ao : Surgissez dans le néant, attaquez les vides ; évitez ce qu’il défend pour porter votre pointe là où il ne vous attend pas.

Patrick Rossi disparu quelques semaines plus tard, dans un tragique accident de voiture aux environs de Porto Vecchio. Il laissait une veuve et deux enfants.

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